Il est
18h07 est adossé à mon siège de bureau, la pensée rêveuse, j'écris le temps qui passe. Ma mélancolie. Je suis constamment refermé sur moi-même , je n'en peux plus, physiquement sa se voit, & moralement je ne vous explique même pas. Avant j'arrivais à faire croire à tout le monde que j'allais bien, mais maintenant c'est plus dure. Quand je vois certaines personnes tellement heureuse, j'aime les regarder sourire & lire leur bonheur à travers moi. Je me demande si j'y aurais le droit, un jour. Encore faudrait-il que je trouve les bonnes personnes. Celles capable de me remettre le sourire aux lèvres. Alors c'est pas gagné. Je fais carrément une overdose à force d'écouter les gens parlaient de leurs problèmes ridicules, mais comme d'habitude ils ne me renvoient pas l'ascenseur. Comme d'habitude je reste au rez-de-chaussé comme une xonne à l'attendre, & comme d'habitude ils partent le laissant à leur palier. Il faisait beau aujourd'hui, mais bizarrement j'avais très froid. Ils me manquent. "C'est quand l'on perd quelque chose que l'on se rend compte qu'elle était précieuse". C'est une des premières fois où je crois c'est foutue phrase philosophique. J'ai l'impression d'être une intrus, je ne sais pas ce que j'ai fait pourtant, j'essaye de m'adapter, de faire comme si. Mais tout va mal, rien ne va plus. Saez tourne en boucle sur mon ordi, essayant de masquer les bruits répétitifs de la machine à laver. Tous les objets, toutes les personnes, ont semble-t-il une occupation. Pourtant moi je aire une fois de plus dans le néant.
Solo.